# FoodTech : La restauration va se faire “uberiser”

Le tsunami de l’économie collaborative déferle sur le secteur de la restauration. Après le transport et l’hôtellerie, c’est au tour de la restauration de voir arriver une myriade de startups proposer 1001 services allant de la livraison de repas à domicile au diner partagé, en passant par le co-cooking.

Un exemple parmi d’autres, la startup FoodCheri, lancée en avril 2015, vient d’annoncer avoir bouclé un premier tour de table de 1 million d’euros. « La restauration livrée est aujourd’hui dominée par les restaurants de proximité classiques, type sushis ou pizzerias. Nous sommes convaincus que les acteurs capables de proposer une expérience sublimée de la livraison, en intégrant la technologie, le soin apporté au service et la qualité des produits, deviendront de nouveaux réflexes du quotidien », précise Patrick Asdaghi, président et co-fondateur de FoodChéri. (Article Maddyness – 17 sept 2015)

FoodChéri-application

Actuellement, c’est le secteur du transport de personnes (ou devrait-on dire de la mobilité) qui est sur le devant de la scène médiatique avec le conflit entre Uber et les taxis ou le succès du covoiturage représenté par le développement de BlaBlaCar à l’international. Le secteur de l’hôtellerie n’est pas en reste avec la croissance de AirBnB qui est devenu en moins de 10 ans le premier service d’hébergement au monde sans être propriétaire du moindre hôtel, ni même de la moindre chambre.

Très bientôt, ce sera le tour d’un autre secteur de services aux particuliers La Restauration de se faire “disrupter” et de subir les changement de la transformation digitale de l’économie. La preuve : #Food : Un secteur qui a levé plus de 5 milliards de dollars au cours des 18 derniers mois. (Article Maddyness – 22 sept 2015)

 

Aux mêmes maux, les mêmes effets, les acteurs traditionnels voient arriver ces nouveaux acteurs, les barbares de la FoodTech qui proposent de nouveaux services : foodtruck, livraison de repas, vente de plats entre particulier, cours de cuisine, restauration chez l’habitant, etc…  Les acteurs traditionnels du secteur se crispent et souhaitent dresser des digues contre la déferlante qui s’annonce : “Synhorcat, le syndicat des restaurateurs, hôteliers et traiteurs (…) alerte le gouvernement sur l’essor des start-up permettant aux particuliers de se transformer en restaurateurs amateurs.” (Source : Usine Digitale 31/08/15).

Mais ne faudrait-il pas mieux surfer sur la vague FoodTech et utiliser aux mieux leurs savoir-faire pour proposer une nouvelle expérience gastronomique à leurs clients, plutôt que de vouloir dresser des barrières législatives à un phénomène qui se généralise et qui touche tous les secteurs de l’économie ?

Qui a dit que la réputation de la restauration et de la gastronomie française ne sont plus a faire ? Et bien si, même si on peut et on doit s’appuyer sur un savoir faire et des traditions, il est maintenant nécessaire d’intégrer les ingrédients de la disruption gastronomique dans ses nouvelles recettes entreprenariales.